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Suite aux plaintes sur le déroulement des championnats africains d’athlétisme, un responsable de la confédération explique

Le championnat d’Afrique d’athlétisme, organisé du 21 au 26 juin à Douala au Cameroun, est l’une des dernières opportunités pour les athlètes africains de se qualifier pour les Jeux olympiques de Paris. Cependant, à peine commencée, cette 23e édition est déjà critiquée en raison de graves problèmes d’organisation. Interrogé sur le sujet, Aziz Daouda, directeur technique de la confédération africaine d’athlétisme a donné quelques explications au journaliste Anicet Zio.

Bus en retard pour déposer les athlètes au stade, délai de plusieurs heures pour rentrer à l’hôtel, starters dysfonctionnels, absence de solutions de rechange… Le nombre d’incidents lors de ces Championnats d’Afrique d’athlétisme est déjà élevé et plusieurs athlètes ont rapidement exprimé leur mécontentement face à des conditions d’accueil jugées « inacceptables ».

La Togolaise Naomi Akakpo, spécialiste du 100 mètres haies, a notamment déploré l’image du continent africain renvoyée à l’international lors de la compétition. « Déjà qu’on a une image pourrie… Au lieu d’essayer de s’élever et de faire de bons Championnats avec une bonne organisation, en montrant qu’on peut avoir un niveau mondial, là on ne fait que conforter ceux qui nous critiquent. On est désorganisés, en retard et pas à la hauteur. Clairement, même les Championnats départementaux sont mieux organisés que cela, c’est très décevant. Ça ne met pas le continent africain en avant », a regretté l’athlète de 23 ans.


Le sprinteur botswanais Letsile Tebogo, recordman d’Afrique sur 200 mètres et double médaillé sur 100 et 200 mètres lors des Championnats du monde d’athlétisme 2023, agacé d’avoir attendu longtemps avant de courir sa série du 100 mètres vendredi a quant à lui déclaré :  « Pour la finale, on verra si je cours parce que je me suis échauffé et en une heure j’ai eu le temps de me refroidir. Moi, ce que je vois, c’est les Jeux olympiques et pas les Championnats d’Afrique. C’est ma santé qui est en jeu. Appelez le président de la Fédération, qu’il vienne aider les athlètes. Si ce n’est pas réglé, je suis désolé, mais je vais devoir déclarer forfait. »

Il est important de noter que certains des athlètes africains les plus talentueux se sont retirés des Championnats d’Afrique au Cameroun, tels que Marie Josée Ta Lou-Smith, Favour Ofili, Shaun Maswanganyi, Rosemary Chukwuma.

Interrogé sur cette mauvaise organisation, Aziz Daouda, directeur technique de la confédération africaine d’athlétisme a donné quelques explications. A la question de savoir comment expliquer la mauvaise organisation, il a répondu : « La compétition va se terminer dans les meilleures conditions. Il faut se mettre dans le contexte. Nous sommes à une semaine des jeux olympiques de Paris 2024 et le président de la CAA, Hamad Kalkaba Malboum a décidé d’inviter chez lui tous les africains pour partir d’ici à cette compétition très capitale. C’est symbolique pour nous que la confédération reçoive les athlètes africains ici. Mais il se trouve que les championnats débutent difficilement. À cause de certaines situations techniques. Oui j’atteste qu’il y a eu quelques petits problèmes, de toute façon partout où on va les premières journées sont souvent un peu compliquées. Peut-être qu’à l’étape de Douala c’est un peu plus compliqué. Il y a effectivement un couac technique avec les câbles cassés sur lesquels les gens ont marché. Cela été fait par inadvertance. Mais cela a été rattrapé dans la nuit pour être prêt aujourd’hui. C’est pour cette raison nous que nous avons pris la décision de reporter les demi-finales pour aujourd’hui afin d’offrir aux athlètes les meilleures conditions de compétition. »

Parlant de l’état des pistes non conformes, Aziz Daouda a déclaré : « il faut que vous sachez que la piste n’est pas toute neuve. Elle a été réparée. Il y a donc eu un petit problème homogénéité. Mais tout le monde est dans la même condition de compétition parce que malgré cela vous avez vu les premier tours du 100m, nous avons eu des résultats satisfaisants. Certains en 10.11, 10.14 donc les performances sont bonnes. Je pense que les athlètes vont s’adapter. Il est même bien qu’ils connaissent les difficultés de l’Afrique et qu’ils participent aussi aux championnats. C’est des choses qui attirent l’attention des responsables. »

 

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