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Claude Leroy : « J’ai hérité du surnom de « sorcier blond » au Cameroun parce que j’étais hostile à la présence des marabouts lors des voyages des lions indomptables »

Des Lions indomptables du Cameroun aux Diables rouges du Congo, le Français a entraîné pas moins de six équipes africaines. Dans « Le Sorcier blond », il livre de savoureuses anecdotes.

Claude Le Roy, 73 ans, a effectué toute sa carrière de joueur professionnel en France, au sein de quatre clubs. Devenu entraîneur, c’est essentiellement à l’étranger qu’il a exercé son métier. Même s’il a accompagné quelques clubs de l’Hexagone, c’est en Asie (Chine, Oman, Émirats Arabes Unis, Malaisie, Syrie), et en Afrique (Cameroun, Sénégal, RD Congo, Ghana, Congo et Togo, quitté en avril dernier), que Le Roy s’est surtout fait connaître, en remportant notamment la CAN avec le Cameroun en 1988. Dans Le Sorcier Blond (éditions Arthaud, 21 €), le Français raconte ce tour du monde, rempli d’anecdotes souvent savoureuses.

Guet-apens au Cameroun


Tout jeune entraîneur, Le Roy, alors âgé de 36 ans, est limogé par le club de Grenoble. Quelques semaines plus tard, il est contacté par Eugène N’Jo Léa, ancien international devenu ambassadeur du Cameroun en Espagne. « Il m’explique qu’on souhaite que je sois le sélectionneur des Lions indomptables, ce qui m’étonne un peu. N’Jo Léa me demande d’être à Yaoundé pour le 20 mai 1985, date de la fête de l’indépendance. Je m’y rends, accompagné de ma femme Eva. Nous sommes accueillis par le ministre des Sports, Ibrahim Mbombo Njoya. »

Puis le Français est conduit dans une salle remplie d’une centaine de journalistes, et en entendant Njoya annoncer que Le Roy est nommé sélectionneur et Directeur technique national (DTN), celui-ci comprend qu’il est tombé dans un piège. « Ma femme a cru que j’avais accepté sans lui en avoir parlé. »

Avec les Lions, il deviendra champion d’Afrique en 1988, au Maroc, après avoir perdu la finale en 86 face à l’Égypte, contre les Pharaons. Et c’est au Cameroun que Le Roy, hostile à la présence des marabouts ou autres féticheurs lors des voyages de la sélection, hérite du surnom de « sorcier blond ».

Avec Jeune Afrique

 

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