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Aboubakar, l’Orient express

Peu nombreux sont ceux qui, en début d’année, se seraient risqués à parier sur lui. Pourtant, à deux journées de la fin, Vincent Aboukakar est bien présent, là, sur le podium des meilleurs buteurs du Championnat, fièrement calé entre Zlatan Ibrahimovic, André-Pierre Gignac et Edinson Cavani, des valeurs sûres du Championnat. Avec 16 buts inscrits en 32 titularisations, le Camerounais, lancé à pleine vitesse, a fait quasiment deux fois mieux que sur l’ensemble de ses quatre saisons à Valenciennes, où son ratio était des plus alarmants (9 réalisations en 72 rencontres).

«C’est toujours ça, on a des hauts, des bas. On travaille, on s’améliore, nous a-t-il confié. La faillite individuelle qu’il a vécue dans le Nord est désormais «oubliée». Sans amertume aucune. «Avec beaucoup de volonté, j’ai prouvé qu’on pouvait compter sur moi. Je me suis vraiment mis à travailler. Personne ne pouvait croire que j’allais réaliser tout ça, mais moi au fond, je le savais», poursuit-il, tout en évoquant la foi et la chance. Comme s’il cherchait à dépersonnifier sa réussite. A Lorient, Vincent Aboubakar, «heureux», «épanoui», s’est métamorphosé. L’homme est toujours aussi réservé. Mais le joueur, lui, s’est lâché, poussé, couvé par Christian Gourcuff.

«Je suis reparti de zéro»

La confiance retrouvée, il a su se fondre dans un collectif dont il est désormais un des joueurs clés. «Je suis reparti de zéro, se réjouit-il. Je suis arrivé dans une équipe dont le système et la philosophie me convenaient, je me suis très vite entendu avec tous les joueurs.» Le Lion indomptable, soucieux de mettre en valeur ses coéquipiers, n’a cessé de nous le répéter, ses prestations individuelles ne sont le fruit que d’une indéniable puissance collective. Le discours est rodé, mais bourré de sincérité.


Son humilité l’honore. Sa reconnaissance envers son coach, «quelqu’un qui a du cœur», «quelqu’un qui sait faire passer les bons messages», aussi. «Tous ses conseils m’ont été bénéfiques», assure-t-il, «touché» par le départ programmé de Gourcuff l’été prochain. «Les joueurs passent, les coaches aussi. On n’aura pas d’autres choix que de s’y faire», tente-il de relativiser. Actuellement blessé, Vincent Aboubakar devrait revenir pour le match face à Lille le 17 mai. Avant de s’envoler pour le Brésil, où il défendra «ardemment les couleurs du Cameroun» sur les terres sacrées du football. «Un rêve de gosse», conclut-il.

Pauline Joseph / francefootball.fr

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