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Feudjou Loïc Maxime : « Je suis parmi ceux là qui mérite d’aller au Brésil »

Loïc Feudjou, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Merci à vous de m’offrir cette tribune. Je suis Loïc Feudjou Maxim, sociétaire de Coton Sport de Garoua, je suis né le 14 avril 1992 à Douala, au quartier Bépanda 7ème. Et c’est d’ailleurs dans les rues de ce quartier où  j’ai grandis que j’ai commencé à joué très jeune au football. Mon talent m’a par la suite permis en 2008 d’intégrer le centre de formation de Botafogo FC où grâce à mes performances j’ai été surclassé en équipe senior. Et c’est à Botafogo que mon histoire dans le football commence à s’écrire puisque par la suite j’ai eu la carrière que vous connaissez aujourd’hui.

Pourquoi avoir choisi d’évoluer comme gardien de but et à un autre poste ?


Tout petit j’aimais jouer en tant que avant centre car j’adorais marquer des buts. Mais dès  l’âge de 13 ans c’est  mon grand frère Kenfack Daniel qui jouait dans le championnat équato-guinéen en tant que gardien de but qui m’a plutôt donné envie de choisir ce poste.  A chaque fois qu’il venait au pays il m’emmenait m’entrainer avec lui. C’est lui qui m’a formé et il était d’ailleurs mon formateur lorsque je suis arrivé à Botafogo FC. Il faut aussi préciser que j’étais également fasciné par Iker Cassilas (Real de Madrid. Ndlr).

Comment intègres-tu l’équipe de Coton Sport de Garoua ?

Je rejoins Coton Sport en novembre 2011 grâce à concours de circonstance. Alors que j’étais en sélection avec l’équipe espoir du Cameroun, j’arrive à  Douala et mon frère m’interroge pour savoir quels sont mes projets pour la suite de ma carrière, quel est le club dans lequel je voulais évoluer. Et moi je lui ai répondu que si je n’avais pas un club à l’international, alors c’est dans Coton Sport et nulle part ailleurs que je voulais jouer. Profitant de ce que Coton Sport était venu jouer à Douala, mon grand frère ira rencontrer le coach Denis Lavagne avec mon cv et mes photos. Intéresser, ce dernier va par la suite me convoquer, j’ai effectué une séance d’entrainement au cours de laquelle j’ai convaincu le staff technique et deux semaines après j’étais à Garoua pour signer mon contrat.

La saison dernière Coton Sport a été éliminée en demi-finale de la ligue des champions et cette saison en 8è finale. Qu’est ce qui fait problème et as-tu des regrets ?

Je ne regrette pas vraiment ma saison dernière. Ça été une belle saison où la joie était au rendez-vous en permanence. On a pu jouer en demi-finale la meilleur équipe africaine depuis près de 04 ans et sur trois match nous avons fait match nul ; ce qui prouve qu’on adonné le meilleurs de nous même et on a joué notre meilleur niveau. Maintenant même si après nous avons été éliminés de la compétition, cette aventure m’a permis de grandir et confirmer aux yeux de l’Afrique que Coton Sport est une fabuleuse équipe avec un potentiel énorme.  La preuve, nous avons terminé la saison avec un sacre de champion du Cameroun.

Par rapport à cette saison en cours, nous avons un bon groupe avec des jeunes joueurs talentueux mais à certains d’entre nous il a manqué de l’expérience. Maintenant nous sommes reversés en coupe de la CAF, notre objectif c’est bien évident d’offrir le trophée à nos supporter et à notre club. Nous avons les moyens techniques et le potentiel humain pour cela.

Bientôt le mondial Brésilien, te sens tu prêt si toute fois tu es sélectionner et quelles sont selon toi les chances du Cameroun à cette compétition ?

Vous savez je suis un footballeur professionnel, si je n’étais pas prêt j’aillais dire à mon coach en club de ne pas m’aligner pour tous ses matchs que j’ai disputé (rire). Je suis Camerounais et donc concerner au plus haut point par cette coupe du monde. Je travail chaque jour et j’espère à la lumière de mes performances en club être parmi les joueurs qui se rendront au Brésil. Je reste optimiste et positif, tout réside dans le travail. Et si on valorise le mérite croyiez moi je suis parmi ceux là qui mérite d’aller au Brésil. Maintenant attendons voir la suite… Concernant nos chances, je dois dire qu’on est dans une poule très difficile,  mais nous avons une bonne équipe. Nous pouvons faire de grandes choses si on arrive à se surpasser. Nos chances c’est nous même, c’est le travail et une bonne préparation en amont. C’est l’occasion pour tout joueur appelé de briller et je sais que les gars feront des merveilles à ce mondial

Que penses-tu de…

Didier Gomes Da Rosa : c’est un professionnel, strict et exigeant. Il est également sympathique, très vivable, et il se comporte d’abord comme un père de famille. Par ailleurs, il communique avec tout le monde au sein de l’équipe et met tout le monde au même pied d’égalité.

Volker Finke : quelqu’un bien, qui est direct et il dit ce qu’il pense. Un bon entraineur, strict

Samuel Eto’o : j’ai eu a échangé avec lui durant une heure de temps et on a fait une partie de ping-pong ensemble.  Il m’a beaucoup conseillé et ce jour là j’ai vu un homme large, gentil, un joueur avec un sens du professionnalisme très poussé.

Un mot pour tes fans ?

Merci de me soutenir, merci pour les encouragements et les nombreux messages via ma page facebook. Je suis flatté de savoir que je suis un model pour certains et je leur dis merci. C’est grâce eux que je suis à ce niveau et ils ont tout ma reconnaissance.

Ebah Essongue Shabba

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