Tour Cycliste international du Cameroun 2018: Une organisation bâclée - CamerounSports
CyclismeTour du Cameroun

Tour Cycliste international du Cameroun 2018: Une organisation bâclée

Le Cameroun qui organise actuellement son tour cycliste international est un pays de dix régions qui conservent jalousement chacune son histoire et sa géographie.

Si le tour réserve la priorité à l’événement sportif, il s’inscrit également en droite ligne de la promotion du patrimoine touristique (paysages, concept architectural, artistique..) aussi riche que varié, brodé sur notre environnement culturel et sur nos identités humaines.

Malheureusement, le prestige qui doit relier l’événement à la promotion de nos régions n’est pas au rendez-vous à cause d’un manque de visibilité dans la gestion des fonds alloués par le MINSEP (Ministère des sports et de l’éducation physique).


Préalablement prévu du 10 au 18 mars et annulée la veille de son départ pour des raisons d’imbroglio financier, l’édition 2018 qui est effective depuis le 26 mai jusqu’au 03 juin n’est pas moins hachée (avec en prime l’annulation le 28 mai du critérium de Douala pour cause de pluies, il faut dire que les forces ancestrales n’ont pas été consultées comme par le passé).

En effet, le tour cycliste du Cameroun qui se veut international aux normes de l’UCI (Union cycliste international)  ne déploie pourtant sa batterie d’activités que sur une infime partie du triangle national (kribi, limbé, Douala, bafang, Pouma, Bafoussam, Tonga, Bafia.. Yaoundé..). Quatre régions programmées sur la dizaine que compte la République. On en pleure de rire.

Dans l’esprit de milliers de fanatiques du sport préféré de PULLIDOR et de Martin NGEH, cela illustre à merveille le manque de considération manifeste vis à vis de certaines contrées, créant un parfait malaise ambiant qui se rapproche de bien d’autres revendications plus ou moins légitimes. Ce parcours réduit confirme surtout une organisation bâclée et tirée de toutes parts par les organisateurs.

Ces derniers, sous prétexte d’éviter les zones dites sensibles sécuritairement,  ont charcuté le parcours de la compétition.  « Toutes les zones de troubles sont passées sous le contrôle de l’armée de la République » a clairement démenti un gendarme.

 La réalité est qu’au gré d’une opération illégale qui consiste par un individu ou un groupe d’individus à utiliser des sommes destinées à une mission de service public à des fins autres que le bien Public, le parcours de la compétition s’est vu réduit. Un exercice d’équilibriste bien maîtrisé de nos responsables évènementiels. C’est une situation à laquelle le Cameroun est habitué” déclare le responsable d’une tribune. Conséquence : la stratégie de professionnalisation du tour cycliste international camerounais se voit remise en question par plusieurs observateurs.

Le report de la date ajouté au parcours confiné dans quatre régions pour huit étapes dévoilent la volonté de l’organisationnel de faire un strict minimum de dépenses. Il est donc évident que le tour cycliste international camerounais demeure beaucoup plus à l’effet d’annonce et d’animation. Une Quinzième édition toute aussi approximative que les précédentes, les premières éditions aussi belles les unes que les autres, nous manqueront toujours.

Il faut décréter et promulguer un peu plus de sérieux autour des responsabilités réelles des différents partenaires pour que les camerounais des dix régions puissent communier autour du sport dans ses différentes disciplines.

Des actions concrètes de développement pour booster l’enthousiasme des amateurs vis à vis de la petite reine. La culture qui relève le tourisme mêlé au sport qui est un antidote contre la morosité, voilà deux ingrédients qui font s’épanouir un peuple, surtout de Lions.

Avec le passage d’une caravane de cyclistes, celui qui n’aime pas la course à vélo va l’aimer et celui qui l’aime va l’aimer encore plus.

Tout cela passe par la redistribuer des moyens et la diversification des horizons et les partenaires, voilà les défis à relever pour que le tour cycliste international camerounais s’enrichisse en longueur et en profondeur, pour intensifier le vivre ensemble.

 

 

Par : Mimi NLEPNA

 

 

Commentaires Facebook

0 commentaires

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page