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Pourquoi la CAN 2017 peine à décoller

Relativement peu de spectacle et un niveau de jeu décevant, les matches de la CAN 2017 ne sont pas encore à la hauteur des attentes.
Des cadors peu convaincants
Depuis le début de la CAN, plusieurs cadors du continent peinent à assumer leur rang et à imposer leur supposée supériorité. Ainsi, seules deux équipes ont jusqu’à présent gagné un match par deux buts d’écart (le Maroc et le Sénégal à deux reprises).

Placé dans le groupe A, le Cameroun a été tenu en échec par le Burkina Faso (1-1), par le Gabon (0-0) et est difficilement venu à bout de la Guinée Bissau (2-1) en pratiquant un jeu insatisfaisant. «En première période, on n’était pas digne d’être appelé les Lions indomptables, on était des Lions domptables, a lancé le sélectionneur Hugo Broos après le deuxième match. Je n’ai jamais vu l’équipe si faible. Il n’y avait rien, ni hargne, ni combativité, aucun jeu collectif.»

Calendrier/résultats
Tenante du titre, la Côte d’Ivoire est également apparue sans inspiration lors de ses deux premiers matches, contre le Togo (0-0) et la RD Congo (2-2). «On n’a pas su hisser notre niveau de jeu, a reconnu Michel Dussuyer après l’entrée en lice de son équipe dans la compétition. Dans le contenu, on attend encore plus de choses. On n’a pas su mettre d’intensité dans notre jeu. Au final, c’est une pâle copie que l’on rend. On en est tous conscient.»
Favorite de la compétition, l’Algérie est au bord de l’élimination après deux rencontres. Symbole des défaillances des partenaires de Riyad Mahrez, les deux buts encaissés contre la Tunisie (1-2) sont des conséquences de grossières erreurs défensives. «Donner un cadeau sur une mise en touche, moi comme ex-défenseur, je ne peux pas l’accepter, a assuré le sélectionneur Georges Leekens. La manière dont on prend le deuxième but, on attaque et on encaisse le contre, ce n’est pas ce qu’on avait dit avant le match…» Quant au Ghana, finaliste de la dernière édition, il n’est pas non plus apparu convaincant.


Le Gabon, pays hôte qui compte l’un des meilleurs joueurs africains actuels dans son équipe avec Pierre-Emerick Aubameyang, a déjà été éliminé de la compétition. L’amalgame entre un buteur de top niveau mondial et des éléments évoluant dans des championnats plus modestes (L2, Chine, Suède etc.) est visiblement difficile.

Des «petites» équipes regroupées
Si les favoris de la compétition n’ont pas encore séduit, les formations plus modestes jouent leur chance à fond en misant notamment sur leur impact physique et un jeu à moindre risque, tourné vers la défensive, à l’image de la prestation du Togo face à la Côte d’Ivoire (0-0). «Notre niveau physique est suffisant pour ce type de compétition mais il y a d’autres secteurs que nous devons améliorer», a admis Milutin Sredojevic, sélectionneur de l’Ouganda, qui a perdu 0-1 contre l’Egypte comme contre le Ghana.

1,88, C’est la moyenne de buts par match depuis le début de la CAN 2017. A titre de comparaison, le dernier Mondial a tournée à 2,67 buts/match en moyenne.
Des conditions de jeu pas vraiment optimales
Claude Le Roy participe actuellement à sa 9e CAN au Gabon. Pourtant, en début de compétition, le sélectionneur du Togo s’en est pris à l’organisation et aux conditions de jeu. «À notre arrivée à Libreville, on nous a gentiment fait attendre 5 heures à l’aéroport avant de partir sur Oyem, sans servir un repas aux joueurs à trois jours d’un match, ce qui n’est pas très gentil. Et il a fallu qu’on loue une voiture pour venir ici», a-t-il expliqué avant de s’attaquer à la pelouse du stade d’Oyem, encore en travaux à ses abords à la veille des premiers matches du groupe C.

«C’est la première fois que je vois des ”ralentisseurs” sur un terrain. Il y a un quart de terrain avec des ralentisseurs dessus, ce n’est pas pour favoriser la vitesse du foot. C’est une première dans le football international», a-t-il ironisé. D’autres acteurs de la CAN ont pointé les conditions de jeu. «C’était pas facile de jouer sur ce terrain», a avancé le sélectionneur du Ghana Avram Grant après le premier match de son équipe. «C’était difficile sur ce terrain et avec ce climat», a souligné Hector Cuper, l’entraîneur de l’Egypte, pour justifier la prestation de son équipe contre l’Ouganda (1-0).

Rédaction

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